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Quand la ville renaît de ses friches

De nombreux sites ayant accueilli des activités polluantes par le passé (notamment les petites activités industrielles de travail des métaux, peinture, stations services désaffectées,…) se retrouvent aujourd’hui en zone urbaine. On estime les surfaces concernées à plusieurs dizaines de milliers d’hectares, notamment dans des bassins d’emplois durement touchés par les restructurations industrielles.

La reconversion des friches polluées urbaines représente donc une opportunité, celle de reconstruire la ville sur elle-même, une ville durable, en permettant notamment de lutter contre l’étalement urbain et ses conséquences néfastes pour l’environnement, tels que l’usage accru de l’automobile, l’imperméabilisation des sols au détriment de la préservation des terres agricoles et espaces naturels,…

Suite au Grenelle Environnement, l’ADEME s’est vue confier l’accompagnement des travaux de dépollution et de la reconversion de ces friches.

Depuis 2010, ce sont 180 ha de surface qui ont été réhabilités, soit 1,5 million de m2 constructibles et 62 ha d’espaces verts créés à terme.

Deuxième région de France en termes de densité de population, le Nord-Pas de Calais est particulièrement concerné par ces enjeux de renouvellement urbain. L’ADEME y mène plusieurs actions qui préfigurent déjà la ville de demain.

C’est ce qu’a rappelé François Loos, Président de l’ADEME, à l’occasion de la visite d’un pôle de compétitivité CD2E à Loos-en-Gohelle (62), centre de ressources des acteurs locaux dans les domaines des éco-activités, de l’économie circulaire et de l’éco-construction.