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Des bâtiments qui produisent leur propre énergie

Aujourd’hui, on sait construire et rénover des bâtiments pour qu’ils dépensent le moins possible d’énergie, en atteignant notamment le niveau Bâtiment Basse Consommation, c’est-à-dire une consommation ne dépassant pas 50kWh/m2/an.

On peut aussi aller plus loin en concevant des bâtiments qui en plus de consommer très peu, autoproduisent l’énergie nécessaire à leur fonctionnement voire plus, des bâtiments à énergie positive (BEPOS). Pour leurs occupants, le bénéfice est double :

  • ils économisent de l’argent : le bâtiment, très économe sur le plan énergétique est une source de réduction des dépenses;
  • ils peuvent parfois gagner de l’argent : l’énergie produite peut même dépasser les besoins du bâtiment et être revendue sur le réseau.

Au dépit du manque d’une définition réglementaire, déjà 180 bâtiments peuvent être aujourd’hui qualifiés à énergie positive en France. Depuis 2009, on compte 20 à 30 nouvelles opérations à énergie positive livrées chaque année, qu’il s’agisse de logements individuels ou collectifs, ou de bâtiments tertiaires.

Répartition des BEPOS

Ces opérations ont été réalisées avec des techniques et des équipements déjà bien implantés sur le marché : isolation par l’extérieur, triple vitrage, pompes à chaleur géothermiques ou recours à la ventilation double-flux et au solaire photovoltaïque par exemple.

 

Et demain ?

Pour accélérer leur déploiement, l’ADEME recense les meilleures pratiques parmi les bâtiments à énergie positive qui voient le jour sur le territoire. Ces retours d’expérience permettent d’une part aux Pouvoirs Publics de vérifier sur le terrain la faisabilité de ce type d’opérations et d’autre part aux maîtres d’ouvrage de profiter des renseignements tirés de ces travaux pour la réalisation de leurs bâtiments. Après un premier état des lieux dont la synthèse sera disponible à la fin du mois d’octobre, l’ADEME met en place une Base de données BEPOS, qui rassemble l’ensemble des opérations identifiées, en cours ou finalisées, et propose une analyse détaillée des opérations les plus représentatives.

Par ailleurs l’ADEME accompagne le Ministère du Développement Durable pour l’élaboration d’un label « Bâtiment à énergie positive » adossé à la RT 2012, qui devrait définir précisément les exigences auxquelles ces bâtiments « à énergie positive » devront répondre.