Vous avez participé à un projet de reconversion de friches urbaines ?

Vous avez participé à un projet de reconversion de friches urbaines ? Faites nous part de votre retour d’expérience ! Prenez connaissance de notre appel à communications et envoyez-nous votre résumé avant le 12 juillet 2013.

Aujourd’hui près de 75% de la population vit en milieu urbain. La population des villes a doublé depuis 1936 alors que l’ensemble de la population française n’a augmenté que de 40% ! Les prix toujours élevés de l’immobilier, la délocalisation des activités commerciales en périphérie des villes, la recherche d’un habitat individuel à la campagne conduisent à des villes dispersées, consommatrices de sol et génératrices de déplacement. Les villes sont donc confrontées aujourd’hui au phénomène de l’étalement urbain et de la fragmentation urbaine.  

Illustrations friches

Pour limiter cet étalement, il faut donc reconstruire la ville sur la ville, en investissant ou réinvestissant les espaces vierges (dents creuses) et les friches urbaines (anciennes gares, anciens entrepôts…) ou industrielles (anciennes usines…). La présence de ces friches, de ces sols pollués, est en effet une composante à part entière dans la redéfinition de l’organisation des villes et des territoires.

Le développement urbain maîtrisé dans ses modes de consommation, de déplacement, d’échanges et de protection des espaces naturels périphériques demande une prise en charge de ces zones polluées. On estime que l’enjeu de ces reconquêtes porte sur plusieurs dizaines de milliers d’hectares insérés dans les tissus urbains. Regagner ces espaces dégradés c’est redonner de la cohérence sociale et économique à ces espaces délaissés tout en traitant une situation environnementale dégradée.

Les conditions de ces reconversions peuvent parfois buter sur des questions et des contraintes financières, juridiques voire techniques. Le coût de ces opérations de dépollution peut notamment peser sur la charge foncière des aménagements (entre 15 à 20% pour des coûts de dépollution qui varient de 150 à 400 euro/ m2). Nombre d’expériences, de projets conduits montre cependant que ces difficultés peuvent être dépassées quand elles sont bien identifiées et intégrées à la définition et réalisation des projets.

Pour accompagner les acteurs publics et privés dans la conduite de leur projet d’aménagement, Logo Friches Urbaines l’ADEME et ses partenaires organisent les 25 et 26 mars 2014 à Paris la 4e édition des journées techniques nationales « Reconversion des friches urbaines polluées » qui sera l’occasion de faire un point d’avancement sur les démarches, méthodes, outils disponibles et de partager les retours d’expérience et les bonnes pratiques des opérateurs de terrain.

Dans cette perspective, l’ADEME et ses partenaires lancent un appel à communications qui s’adresse aux principaux acteurs intervenant sur la reconversion des friches urbaines, que ce soit pour la conduite de projets opérationnels ou en amont pour leur planification dans les stratégies urbaines :

  • collectivités territoriales, SEM, EPIC, EPCI,
  • établissements publics fonciers,
  • industriels propriétaires de sites,
  • urbanistes,
  • architectes,
  • promoteurs,
  • aménageurs,
  • lotisseurs,
  • sociétés proposant une approche intégrée de la gestion des sites,
  • entreprises de dépollution,
  • bureaux d’études etc …

Faites nous part de votre retour d’expérience ! Prenez connaissance de notre appel à communications et envoyez-nous votre résumé avant le 12 juillet 2013. Les résumés sélectionnés feront l’objet d’une communication orale lors des journées techniques nationales des 25 et 26 mars 2014.

Les partenaires de l’événement sont : le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, le Ministère de l’Egalité des Territoires et du Logement, la SCET, la Fédération des Entreprises Publiques Locales (EPL), Innovia Grenoble durablement, Etablissement Public Foncier Ile-de-France, Le Grand Lyon, Rennes Métropole, Lille Métropole Communauté Urbaine, l’ Union des Professionnels de la Dépollution des Sites (UPDS).