Plus de 350 000 km parcourus, des utilisateurs convaincus : SAVE, une expérimentation concluante pour le développement de la mobilité électrique

De mars 2011 à décembre 2012, 65 véhicules électriques Renault-Nissan ont circulé en Seine Aval et 130 points de charge y ont été installés dans le cadre de SAVE (Seine Aval Véhicules Électriques), la plus grande expérimentation de France de la mobilité 100 % électrique, soutenue par l’ADEME dans le cadre du fonds démonstrateur de recherche.
Avec 40 participants, 150 conducteurs-testeurs et 65 véhicules électriques, l’expérimentation a permis :

  • d’acquérir l’expérience du déploiement de tout type d’infrastructure de charge et des services associés ;
  • d’enrichir les connaissances sur les usages et la recharge des véhicules ;
  • de convaincre les clients-testeurs : deux clients sur trois ont en effet commandé des véhicules électriques à l’issue de l’expérimentation.

 

De nombreux acteurs ont participé à l’expérimentation SAVE et sont ainsi devenus des pionniers de la mobilité électrique :

  • des villes (Les Mureaux, Mantes la jolie et Poissy) et des entreprises (Carrefour, Total, Leclerc, Vinci Park, Intermarché) ont déployé de l’infrastructure de charge accessible au public ;
  • 40 participants (entreprises, collectivités territoriales et particuliers) se sont équipés de bornes de recharge et de véhicules électriques ;
  • plus de 150 conducteurs ont testé la mobilité électrique en conditions d’usages réels au volant de l’un des véhicules électriques de l’expérimentation : 20 Renault Fluence Z.E., 35 Renault Kangoo Z.E. et 10 Nissan Leaf.

 

 

Seine Aval, à la pointe de la mobilité électrique

Le territoire Seine Aval regroupe 51 communes et 5 intercommunalités le long de la Seine au Nord des Yvelines. En tout, 130 points de charge, dont 48 accessibles au public, ont été installés dans le cadre de l’expérimentation. À l’issue du projet, 45 points de charge accessibles au public ont été maintenus et intègrent les dernières évolutions techniques. 9 points de charge supplémentaires sont prévus d’ici fin 2013. On les trouve sur les parkings de centres commerciaux, en voirie, en parkings publics et stations-service. Où qu’il soit en Seine Aval, un véhicule électrique n’est jamais à plus de 15 km d’une borne de recharge électrique accessible au public.

Seine_aval_pointe_mobilite_electrique

SAVE a été l’opportunité pour tout un ensemble d’acteurs de défricher la problématique de l’installation d’un écosystème complet pour la mobilité 100 % électrique. Toutes les données techniques et économiques nécessaires au déploiement des différents types de bornes de charge ont été collectées et analysées. Les enseignements recueillis portent sur :

  • les coûts et problématiques d’installation des bornes de recharge ;
  • l’interopérabilité entre les réseaux, les bornes et les véhicules ;
  • les besoins en dispositifs de gestion d’énergie, en outils et services de supervision et d’exploitation de réseaux de bornes de recharges.

Autant d’enseignements utiles pour développer une filière électromobile française performante et proposer une offre de produits et services au plus proche des attentes des clients.

 

 

Plus de 350 000 km parcourus, soit 45,5 tonnes de CO2 « non émis »

Avec en moyenne 25 km parcourus par jour et par véhicule, l’utilisation des véhicules électriques s’est avérée intensive, preuve de l’adéquation des véhicules au besoin de mobilité des clients. 15 % des utilisateurs ont fait même plus de 60 km par jour. Au total, ce sont plus de 350 000 kilomètres qui ont été parcourus par les véhicules électriques, correspondant à 45,5 tonnes de CO2 « non émis » (par rapport à un véhicule thermique qui rejetterait en moyenne 130 g de CO2 / km).

 

Des clients utilisateurs convaincus

Deux études réalisées par deux instituts extérieurs (Agence pour la Créativité et les Méthodes d’Évolution (ACME) en juin 2011 et Laboratoire Ville Mobilité et Transport (LVMT) en avril 2012) auprès de 47 utilisateurs de véhicules électriques du projet SAVE ont confirmé le plaisir généré par la conduite d’un véhicule électrique. Les personnes interviewées ont apprécié les accélérations fluides et toniques des véhicules. Le silence de fonctionnement et l’absence de vibrations, reposants pour le conducteur, les amènent à qualifier la conduite de plus sereine et détendue.
La recharge des véhicules électriques sur les bornes a également donné satisfaction. Les clients l’ont jugée simple, rapidement assimilable et sûre. La recharge sur le lieu de travail et à domicile constituent un confort plébiscité, et les conducteurs ont pu vérifier sur leur relevé un coût moyen de l’ordre de 1 à 2 € pour 100 km.

 

25 % d’autonomie en plus en pratiquant l’éco-conduite

Au cours du projet, 46 formations d’éco-conduite ont été offertes par Renault aux clients utilisateurs. En moyenne, les conducteurs formés ont gagné 25 % d’autonomie par rapport à leur conduite habituelle, tout en gardant, à peu de chose près, la même vitesse moyenne sur le parcours (variation de la vitesse moyenne de 1 % entre le parcours « normal » et le parcours « éco-conduit »).
Par ailleurs, des outils embarqués dans le véhicule électrique permettent au conducteur de préserver encore son autonomie :

  • les informations du tableau de bord et du système multimédia et connecté R-Link qui permettent de mieux gérer son trajet, son autonomie et sa charge ;
  • le bouton Éco qui permet de gagner jusqu’à 10 % d’autonomie ;
  • le pré-conditionnement thermique de l’habitacle.