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Le gaspillage alimentaire n’est pas une fatalité !

Aujourd’hui s’est déroulée partout en France la Journée nationale contre le gaspillage alimentaire, une journée pour sensibiliser l’ensemble des ménages français à ce fléau qui gagne du terrain chaque année.

Le gaspillage alimentaire, c’est sept millions de tonnes de déchets jetés tout au long de la chaîne alimentaire en France.

Dans le monde, près de 1,6 milliard de tonnes de produits alimentaires sont perdus chaque année, soit un tiers de ce qui est produit… un véritable gâchis qui coûte chaque année à la planète l’équivalent de trois fois le lac Léman en eau gaspillée et qui occupe inutilement un tiers de sa surface agricole.

Selon le rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) : l’empreinte carbone de la nourriture produite mais jamais consommée est estimée à 3,3 milliards de tonnes de CO2. Un chiffre qui représente à peu près la moitié des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis ou de la Chine.

Toujours selon la FAO, 54 % des pertes sont enregistrées dans les phases de production, de récoltes et de stockage. Le reste relève du gaspillage alimentaire propre qui en France se quantifie de la manière suivante : 7 kilos d’aliments non consommés et encore emballés par habitant et par an. A ce chiffre s’ajoutent les restes de repas, fruits et légumes abîmés, pain… soit près de 13 kg/habitant/an. Le gaspillage alimentaire représente ainsi près de 20 kg/habitant/an.

Les enjeux écologiques et économiques sont bien connus. A Londres par exemple, le WRAP (Waste & Resources Action Programme), initiative à but non lucratif, a notamment lancé une campagne de prévention dans le cadre du programme Recycle for London, afin de faire diminuer le gaspillage alimentaire. Un 1er bilan particulièrement satisfaisant :

  • 14 % de déchets alimentaires en moins, en 6 mois de campagne dans la partie Ouest de Londres ; soit une économie évaluée à près de 1,5 millions d’euros € en coûts de traitement de déchet;
  • un bon retour sur investissement puisque le coût de la campagne était lui de 200 K€, soit 0,30€ par ménage;
  • cette campagne a permis de diminuer d’environ 400g le poids des déchets par ménage et par semaine.