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Alerte pollution !

La France connaît actuellement un épisode de pollution de l’air de grande envergure. Sur une échelle de 10 niveaux, de très bon à très mauvais, l’indice français Atmo qui permet d’évaluer la qualité de l’air extérieur, est à ce jour supérieur à 8 dans de très nombreuses villes Françaises comme Avignon, Strasbourg, Lyon, Paris, Nantes, Mulhouse, Tours, Lille, Valencienne… c’est à dire une qualité de l’air mauvaise à très mauvaise.

L’indice Citeair, indice européen qui affiche quant à lui la qualité de l’air des principales villes européennes, est aujourd’hui pour la capitale française supérieur à 100 !

 

Airparif, comme plusieurs autres Associations Agréées Surveillance Qualité de l’Air (AASQA), prévoit des niveaux soutenus en particule PM10 durant toute la semaine.

L’indice de pollution prévu pour ce jour est très élevé :

  • Indice de l’agglomération de Paris : >100 dû aux Particules (PM10)
  • Niveaux maximum sur les stations mesurant la pollution ambiante de l’agglomération compris entre :
    • 10 µg/m³ et 40 µg/m³ pour l’Ozone (O3)
    • 130 µg/m³ et 160 µg/m³ pour le Dioxyde d’Azote (NO2)
    • 80 µg/m³ et 90 µg/m³ pour les Particules (PM10)

L’impact sanitaire des particules est aujourd’hui démontré. Il dépend de leur taille et de leur composition chimique. Ainsi les particules fines issues de la combustion (transport, chauffage, industrie,…) sont potentiellement les plus toxiques car non seulement composées majoritairement de Carbone Suie mais aussi parce qu’elles ont la faculté de se déposer au plus profond des voies respiratoires.

Réduire les émissions du transport routier

Les particules des véhicules Diesel qui représentent plus de 60% du parc circulant en France, font partie de cette fraction fine de particules. Cela concerne le parc de véhicules anciens et de tous types, fortement émetteur, et en particulier les véhicules Diesel non équipés de « filtres à particules fermés ».

Afin d’améliorer rapidement la qualité de l’air dans les zones urbanisées les plus polluées, l’ADEME recommande donc d’agir prioritairement sur le parc de véhicules anciens, en particulier le parc Diesel non équipé de filtres à particules fermés : véhicules particuliers et véhicules de livraison ainsi que  flottes captives (taxis, bus…) circulant dans les agglomérations.

Réduire les émissions du chauffage au bois individuel

Il faut savoir également que les émissions de particules issues de la combustion du bois (feu de cheminée, brûlage des déchets,…) contribue également aux niveaux de particules dans l’air ambiant.  Dans un Avis dédié au chauffage au bois et à la qualité de l’air, l’ADEME recommande notamment aux particuliers de réduire l’usage des appareils individuels les plus émetteurs de polluants. En l’état des connaissances actuelles, les foyers ouverts ainsi que les appareils à foyer fermé datant d’avant 2002 doivent être ciblés prioritairement et remplacés par les équipements les plus performants (porteurs du label Flamme Verte ou présentant des performances équivalentes). Les progrès techniques réalisés sur les appareils au bois depuis 2002 ont en effet permis de réduire considérablement les émissions de polluants et d’améliorer l’efficacité énergétique des équipements.