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Agricultures d’Outre-mer : améliorer la performance énergétique des exploitations

Le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et l’ADEME ont réalisé une étude  pour faire le point sur les performances énergétiques de l’agriculture ultramarine. Sur cette base, ils ont établi un outil de diagnostic énergie-gaz à effet de serre qui sera à disposition des conseillers agricoles d’ici juin 2014. Ce dispositif permettra d’améliorer le conseil auprès des agriculteurs ultramarins pour réduire leurs consommations énergétiques et diminuer l’impact sur l’environnement.

Cannes à sucreLa maîtrise de l’énergie est une composante majeure des enjeux économiques et environnementaux pour l’agriculture. Les particularités des territoires d’Outre-Mer – géographique, économique, agricole, et énergétique – sont à prendre en compte pour améliorer les performances énergétiques des exploitations. Par exemple, la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et des intrants doit trouver de nouvelles potentialités dans la production d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, hydraulique, éolienne…

Le ministère de l’agriculture et l’ADEME ont donc réalisé une étude pour faire le point sur les contextes agricole et énergétique de ces territoires, principalement La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe, et définir les leviers d’action prioritaire : former des conducteurs d’engins agricoles à la conduite économique, optimiser l’utilisation de la fertilisation azotée, acquérir des références sur les besoins des cultures et le comportement de l’azote dans les sols en contexte tropical, inciter au développement des énergies renouvelables, dont la méthanisation agricole.

Ces préconisations s’inscrivent dans la promotion du modèle agricole de double performance économique et environnementale « Produisons autrement » porté par le ministère de l’agriculture.

Les diagnostics énergétiques en Métropole :
Plus de 10 000 diagnostics ont été réalisés dans le cadre du Plan Performance Energétique piloté par le ministère ; parmi eux, plus de 2 000 diagnostics Dia’terre® sont centralisés dans la base de données gérée par l’ADEME, centralisation qui a permis en 2013 l’élaboration de premières références Dia’terre® sur l’énergie et les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur agricole de la métropole.