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Investissements d’avenir : 1er bilan – Des filières dynamisées !

L’ADEME s’est vue confier en 2010 quatre programmes des Investissements d’Avenir (PIA) – pilotés par le Commissariat Général à l’Investissement – pour soutenir la réalisation d’expérimentations préindustrielles, de démonstrateurs de recherche, ou de premières industrielles dans les domaines des énergies renouvelables et de la chimie verte, des véhicules et de la mobilité du futur, des réseaux électriques intelligents et de l’économie circulaire.

Au 31 décembre 2013, à l’issue de 35 appels à projets (dont 6 en cours), ce sont 575 projets qui ont été soumis, associant plus de 2 000 entités, et déjà 139 lauréats.

© PSA Peugeot-Citroën
© PSA Peugeot-Citroën

Le dispositif a montré sa capacité à mobiliser les entreprises sur ces créneaux porteurs et à stimuler leur capacité d’innovation. Les entreprises bénéficiaires prévoient un chiffre d’affaires induit de plus de 10 milliards d’euros et plus de 10 000 emplois directs à l’horizon 2020.

Les premiers bilans permettent d’observer quatre types d’impact selon la structure et la dynamique de la filière  :

  • sur les filières qui ne sont pas encore structurées, l’impact est déterminant pour les acteurs. C’est le cas du solaire photovoltaïque à concentration, de l’hydrogène, des énergies marines, des nouvelles filières de recyclage ou encore des nouveaux services de mobilité. Ces domaines sont très dynamiques mais également très risqués (technologie, marché). Le PIA permet ainsi l’émergence de projets structurants et de nouveaux acteurs qui n’auraient pas pu voir le jour seuls;
  • sur les filières en phase de structuration avec des acteurs en place, l’impact du PIA est d’accélérer cette structuration, comme observé sur l’amont ou l’aval du photovoltaïque, sur la géothermie électrogène, le grand éolien ou la thématique des véhicules électriques et de leurs infrastructures de recharge ;
  • sur les filières établies en mutation rapide, le PIA permet d’accompagner des basculements de marché ; ceci est apparu nettement sur l’hybridation des véhicules ou sur l’aval de la gestion de l’énergie ;
  • sur les filières établies en mutation plus lente, le PIA a un impact de plus long terme avec des effets de réplication potentiellement forts, les secteurs étant déjà très structurés : de tels impacts sont attendus sur les navires du futur, le secteur ferroviaire, la réhabilitation des bâtiments et la gestion de l’énergie.