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La photocatalyse pour un air plus sain ? A prouver !

Le traitement de l’air par photocatalyse a été développé au Japon dans les années 70. Des applications destinées aux secteurs industriels et au traitement en extérieur émergent depuis les années 90. Désormais, l’offre s’oriente également vers des applications en intérieur.

Visuel Photocatalyse

Les solutions techniques commercialisées dans le domaine de l’épuration de l’air se décomposent en deux familles :

  • les épurateurs d’air utilisés en intérieur, mobiles (unité autonome), fixes (plafonnier, console murale) ou couplés au réseau de ventilation (les systèmes CVC1 : Chauffage, Ventilation et Conditionnement de l’air) ;
  • des matériaux dits « photoactifs » utilisés pour le traitement de l’air intérieur ou extérieur (peintures de décoration, carrelages, revêtements de plaques ou de dalles, béton, ciments, enduits, céramiques, verres autonettoyants, peintures mais aussi bitumes…).

Si l’état des connaissances permet aujourd’hui de souligner les avantages de ces solutions, l’ADEME tient cependant à rappeler quelques points de vigilance. Ils concernent dans bien des cas une efficacité non prouvée en conditions réelles d’utilisation de ces solutions car dépendante de la concentration en polluant, de l’humidité, de l’intensité lumineuse, des variations de température comme du contact avec le catalyseur.

De même qu’il est difficile aujourd’hui de mesurer leurs effets sur la santé ainsi que leur consommation énergétique et ce, en l’absence totale de certification.