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Pollution de l’air : cela dépend aussi de nous !

Alors que de nombreuses villes françaises ont été récemment touchées par une forte pollution de l’air aux particules fines, l’ADEME rappelle que l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique et en particulier de ces particules est bien réel. Les particules fines émises par le transport, le chauffage et l’industrie (dont l’agriculture) sont potentiellement les plus toxiques car elles ont la faculté de se déposer au plus profond des voies respiratoires.

L’exposition aux particules fines (PM2,5) réduit l’espérance de vie de 8,2 mois et est à l’origine de 42 000 morts prématurées chaque année. Les dernières données scientifiques renforcent encore le lien entre la pollution de l’air extérieur et des pathologies respiratoires et cardiovasculaires et mettent en évidence des effets sur la reproduction, le développement foetal ou neurologique.

Visuel Indice CITEAIR
Indice européen Citeair

Cette pollution n’est pas une fatalité, des solutions existent.

A court terme, outre le vélo et la marche, l’usage de services comme le covoiturage ou l’autopartage, l’utilisation des moyens de transport collectif (bus, tramways, autocars, trains) sont à privilégier dans la mesure du possible.

Visuel Voitures polluantsD’autres mesures comme les limitations de vitesse peuvent elles aussi avoir des impacts sur la qualité de l’air.

A moyen terme, il est nécessaire d’agir prioritairement sur les véhicules les plus émetteurs de particules et de NOx, en particulier les véhicules Diesel non équipé de filtres à particules fermés qui représentent encore environ les deux tiers du parc: véhicules particuliers et véhicules de livraison ainsi que flottes captives (taxis, bus…) circulant dans les agglomérations. Ces modes de transport doivent être substitués par d’autres modes de transports moins polluants ou par des véhicules plus respectueux de l’environnement.

Ailleurs, en Europe, les Low Emission Zones (Zones à faibles émissions) ont pourtant démontré leur efficacité comme mesure pérenne pour réduire les niveaux de pollution par les particules et le NO2. Elles consistent à interdire la circulation des véhicules les plus polluants dans les agglomérations confrontées à des dépassements des seuils réglementaires.