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Zone de restriction de circulation, mode d’emploi

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En octobre 2013, l’Organisation mondiale de la santé a classé la pollution de l’air extérieur comme cancérigène certain pour l’homme, en pointant tout particulièrement les effluents d’échappement des moteurs Diesel mais aussi les émissions des moteurs essence. L’amélioration de la qualité de l’air est donc un enjeu majeur pour les collectivités, organisatrices de la mobilité sur leur territoire.

Le projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte donne la possibilité aux agglomérations et villes de plus de 100 000 habitants concernées par un Plan de Protection de l’Atmosphère d’instaurer des zones de restriction de circulation (ZRC) pour les véhicules les plus polluants. La Ville de Paris a d’ores et déjà annoncé son intention de mettre en place une ZRC dans les prochaines années.

 

En Europe, des initiatives similaires existent sous le terme de Low Emission Zones (LEZ)

Le principe : interdire l’accès à une ville ou partie de ville pour les véhicules dont les moteurs ne répondent pas à certaines normes d’émissions ou d’équipement (normes Euro et/ou présence d’un filtre à particules). Ce dispositif est actuellement mis en œuvre par 9 pays européens (Autriche, République Tchèque, Danemark, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni et Portugal) dans 194 villes.

Le retour d’expérience montre que les impacts sur la qualité de l’air ne sont pas identiques d’une LEZ à une autre mais dans tous les cas, des réductions sont observées sur les concentrations en dioxyde d’azote (de l’ordre de 1 à 10 %) et sur les concentrations en particules PM10 (jusqu’à 12 % de réduction de la concentration moyenne annuelle et jusqu’à 16 jours de dépassement de la valeur limite journalière évités).

Concerné par une ZRC ? L’outil Prioritair® vous renseigne sur la catégorie de votre véhicule

PRIORIT’AIR® est un outil pédagogique en ligne permettant de connaître le niveau de pollution émis par un véhicule (véhicules particuliers, véhicules utilitaires, bus, poids lourds…).

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A partir d’informations figurant sur la carte grise (date de 1ère immatriculation, type de véhicule, carburant), le site indique la catégorie à laquelle appartient le véhicule (de 1 à 5, la catégorie 5 étant la moins polluante).