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[Economie circulaire] [Formation] Le compostage ne s’improvise pas, il s’apprend !

© Thierry Degen/Terra
© Thierry Degen/Terra

 

Le compostage, qu’il soit domestique (ménage), partagé (immeuble, quartier, village) ou en établissement, est la pratique la plus répandue de valorisation des biodéchets en France : plus de 10 millions de foyers s’y emploient.

La mise en œuvre du compostage, pour être efficace et durable, repose sur la qualité de l’information donnée par les collectivités aux particuliers et aux établissements producteurs. Cette mission est, en partie, confiée à des relais de terrain (salariés ou bénévoles), chargés du développement de la prévention et de la gestion de proximité des biodéchets sur le territoire. Leur rôle pédagogique et de vulgarisation des bonnes pratiques nécessite des compétences spécifiques.

 

Les biodéchets représentent plus de 31%** des déchets ménagers et assimilés collectés, soit plus de 300Kg en moyenne par foyer par an. Pour réduire les flux à la charge des collectivités, des solutions existent : la lutte contre le gaspillage alimentaire, le développement d’essences à croissance lente ou encore la gestion différenciée des espaces verts, et leur valorisation. Cette valorisation prend plusieurs formes : compostage, alimentation animale, paillage, toilettes sèches…

** source : la collecte des déchets par le service public en France – résultats 2011 – ADEME 2014

 

Pour accompagner les collectivités et leur montée en compétences, l’ADEME a redéfini, en 2014, son offre de formations initiée au milieu des années 2000. Réalisée en partenariat avec des professionnels de la formation*, cette refonte s’est traduite par la définition de référentiels de formation spécifiques, gages de pratiques homogènes et reproductibles sur tout le territoire.

Ces référentiels précisent le champ d’actions, les compétences attendues et les parcours de formation recommandés pour quatre types métiers :

  • le chargé de mission déchets des collectivités pilote le plan ou le programme territorial sur les déchets (coordination, valorisation, suivi,…) ;
  • le maître-composteur est un professionnel, référent technique sur les opérations de prévention et de gestion de proximité des biodéchets et animateur des relais qu’il mobilise sur son territoire ;
  • le guide-composteur est un « ambassadeur » à l’échelle d’un quartier ou de son voisinage. Salarié d’une collectivité ou d’une association, ou habitant bénévole, il joue un rôle d’information et d’accompagnement des ménages ;
  • le référent de site est la personne ressource pour l’information des usagers d’un site pratiquant le compostage (processus, matériels, consignes d’utilisation, paillage…)

Aux termes d’une première année pleine (2015), le bilan quantitatif s’établit à : + de 1200 relais terrain formés sur au moins l’un des modules (environ 3500 stagiaires)

En 2015, parmi les personnes qui ont suivi des formations de Maître composteurs : 25% étaient bénévoles et 75% salariés en grande majorité de collectivités (71%)  mais également d’associations et d’entreprises.

En termes qualitatifs, et à titre d’exemple, en Bourgogne, la formation d’une 20aine de maîtres-composteurs a permis la création de 160 sites de compostage partagé.

* ces professionnels se sont engagés par la signature d’une charte, à délivrer des formations conformes aux référentiels. Retrouvez la liste des organismes signataires sur le site Optigede

 

10% : c’est l’objectif de réduction de la production de déchets ménagers et assimilés par habitant d’ici 2020.

 

En savoir plus

  • sur la programmation des formations à la prévention et à la gestion de proximité des biodéchets partout en France sur le site Les activateurs du compostage
  • sur les formations associées à la prévention des déchets et à l’économie circulaire sur le site Optigede
  • sur les biodéchets sur le site Optigede