Article

[COP22] 1ers Trophées de l’adaptation au changement climatique en Méditerranée

A l’occasion de la COP22, Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, Présidente de la COP21 et Mr Nizar Baraka, Président du comité scientifique de la COP22 ont remis les 1ers Trophées de l’adaptation au changement climatique en Méditerranée lancés par l’ADEME avec l’appui de ses partenaires MEDENER, l'Union pour la Méditerranée, la CGLU Med, le Plan Bleu, le groupe d'experts MedECC aux quatre finalistes de ce concours.

cop22_trophees_chgtclimatique_161112Des solutions pour répondre aux enjeux du dérèglement climatique : 4 projets finalistes

L’ADEME et ses partenaires méditerranéen – MEDENER, l’Union pour la Méditerranée, la CGLU Med, le Plan Bleu, le groupe d’experts MedECC – organisent les premiers Trophées de l’adaptation au changement climatique en Méditerranée afin de valoriser les bonnes pratiques en matière d’adaptation au changement climatique afin de développer des solutions spécifiques vers les territoires littoraux, urbains et ruraux.

Cette première édition a connu un véritable succès avec 22 projets portés par 10 pays du pourtour méditerranéen parmi lesquels 4 finalistes ont été sélectionnées pour valoriser l’exemplarité et la réplicabilité de leur projet dans la région Méditerranée.

Le prix du « grand gagnant » de cette édition 2016 a été attribué à l’Association du développement et études stratégique de Médenine, dans la catégorie « Ecosystèmes et ressources naturelles », pour le projet de l’association de gestion des ressources naturelles pour l’adaptation des régions Hariza-Chaab Chnini au changement climatique dans le sud-est tunisien.

Le « Prix d’encouragement », décidé par le jury final composé des partenaires a été attribué à la ville de Ramallah, finaliste dans la catégorie « Aménagements, infrastructures et bâtiment », pour le plan d’action d’adaptation au changement climatique de la ville.

Deux autres projets, finalistes ont été également valorisés à l’occasion de cet évènement :

  • Project ClimAdaptLocal, finaliste dans la catégorie « Méthodes de conception et de mise en œuvre des politiques publiques », pour le projet porté par la Fondation de la faculté des sciences de l’Université de Lisbonne, dont l’objectif est le développement de stratégies municipales pour l’adaptation au changement climatique au Portugal.
  • L’association Dar Si Hmad pour le Développement, l’éducation et la Culture, finaliste dans la catégorie « Ecosystèmes et ressources naturelles », pour le projet de l’association qui développe des technologies permettant de capter l’eau contenue dans le brouillard pour garantir l’alimentation en eau dans le Sud-Ouest du Maroc.

Afin de multiplier le développement de ces bonnes pratiques, l’ensemble des projets seront publiés dans le cadre d’une publication portée par les partenaires sur les solutions d’adaptation au changement climatique à l’occasion de la prochaine Medcop Climat à Tanger en Juillet 2017.

L’adaptation au changement climatique, une priorité pour la région Méditerranée

La région méditerranéenne est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Ces 50 dernières années, la Méditerranée a connu une hausse des températures comprise entre 3° et 5°C, une baisse des précipitations de 35% sur les rives du sud et de l’est, et une élévation du niveau marin comprise entre 20 et 60 cm. La Méditerranée figure parmi les points chauds du changement climatique avec des prévisions de réchauffement allant jusqu’à 4°C d’ici la fin du siècle et sera donc exposée à de nouvelles tensions pour l’accès aux ressources et en termes d’instabilités.

En effet, l’Accord de Paris pour le climat entré en vigueur le 4 novembre dernier, reconnaît pour la première fois la nécessité de s’adapter « aux effets néfastes des changements climatiques en promouvant la résilience et un développement bas-carbone ».  Particulièrement vulnérable, la région Méditerranée doit donc se préparer dès aujourd’hui à adapter son territoire aux conséquences du dérèglement climatique, mais aussi et surtout faire en sorte de ne pas les aggraver via des mesures et des plans d’atténuation.