Communiqué de Presse

[Étude] Climat : quelles opinions exprimées sur les réseaux sociaux ?

Dans le cadre du One Planet Summit de Paris, l’ADEME, EDF, l’ESA et le CNES publient la 1ère étude mondiale sur les opinions exprimées sur les réseaux sociaux au sujet du climat, réalisée par la startup française Bloom. L’étude capte et révèle pour la première fois les inquiétudes et les combats des internautes* du monde entier sur le climat, ainsi que les solutions innovantes les plus débattues.

L’étude intervient à un moment critique, entre la COP23 qui a confirmé la reprise à la hausse des émissions de CO2, et le sommet d’étape du G20 One Planet Summit, très attendu après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. Dans ce cadre, elle constitue un outil stratégique majeur pour éclairer les débats et aider à la décision sur les questions climatiques.

La réalisation de l’étude a été confiée à Bloom, start-up française d’intelligence artificielle dans l’analyse stratégique et qualitative des réseaux sociaux, classée par Early Metrics au top 1% des start-up les plus prometteuses dans les nouvelles technologies en France, UK et Israël.

Pour réaliser l’étude, plus de 6 millions de contenus qualifiés* ont été recueillis et analysés sur les 5 continents. La technologie de Bloom est aujourd’hui la seule capable de mener de telles études au plan mondial à partir des réseaux sociaux. Les conclusions sont restituées par data visualisation avancée. L’étude est illustrée par des photos de Thomas Pesquet, astronaute de l’Agence Spatiale Européenne, et par les images satellitaires de l’ESA et du CNES, qui constituent des outils clés pour mieux comprendre le changement climatique.

L’étude propose 2 volets de conclusions : d’une part les grandes thématiques qui agitent les réseaux autour du
changement climatique, d’autre part les solutions locales, régionales et globales.

Elle met à jour, entre autres, un nouveau phénomène massif : pour faire avancer ce sujet d’ampleur planétaire, les citoyens sont en train d’utiliser leur pouvoir d’agir, chacun à leur façon, au niveau local.

1- Le climat a pénétré au plus intime du quotidien de tous les citoyens (santé, alimentation, éducation, migrations…) indifféremment des distinction Nord/Sud, des inégalités sociales, ou de la proximité avec des zones concernées par les dérèglements extrêmes. Pour les internautes, sauver la planète, c’est surtout sauver l’humanité.

2- Les projets locaux se multiplient partout dans le monde, sans attendre les décisions politiques « topdown ». Une puissante logique de « fragmentation » est à l’œuvre, avec l’émergence d’une véritable « crowdculture climatique », c’est-à-dire une culture climatique qui s’impose par les communautés dans les réseaux sociaux, non par une élite.

3- Les centres de décision en matière de climat se recomposent au profit des villes et des régions, les métropoles prennent une puissance politique nouvelle.

4- Ce sont les « solutions » face au réchauffement climatique qui génèrent, de loin, le plus d’engagement* sur les réseaux sociaux. Les solutions les plus débattues sur les réseaux dans le monde sont les Smart Cities, la Cleantech, les énergies renouvelables, les monnaies virtuelles vertes «Climate Coin», les programmes éducatifs, l’efficacité énergétique domestique, les solutions industrielles (sourcing, green business) et l’inventivité des start-ups.

*Note de méthode & Lexique : La collecte et l’analyse des contenus ont été effectuées auprès des internautes s’exprimant à la fois sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et sur le Web, qu’ils soient des particuliers, des activistes, des représentants d’ONG, d’associations, de pouvoirs publics, d’entreprises privées ou des médias, sur les dimensions écologiques, géo-politique, sociale, humanitaire et économique de la problématique climat.- Engagement : Dans l’analyse Social Media, l’« engagement » représente l’ensemble des interactions sur un sujet – commentaires, like, partages…- Contenus qualifiés : Les algorithmes de Bloom ne remontent pas des données brutes, mais des données filtrées en fonction du contexte du projet d’exploration des réseaux sociaux. Ces données filtrées par les algorithmes, contextuellement pertinentes, ne comportent aucun « bruit », c’est-à-dire aucun contenu parasite. Elles sont appelées « contenus qualifiés ».

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